Univ. de Corse à CORTE
chargé/e de clientèle banque
Le chargé ou la chargée de clientèle banque suit les comptes et les demandes de ses clients et clientes, leur propose des solutions adaptées et les conseille. C'est un métier à la fois technique et commercial.
Gérer les dossiers
Au quotidien, le chargé ou la chargée de clientèle suit les comptes de ses clients (100 à 700 personnes, selon la banque), les contacte quand un incident se produit, répond à leurs demandes. Il ou elle réactualise les informations clients, s'informe par exemple sur les changements qui ont pu arriver dans leur vie et qui expliqueraient des difficultés financières. Il faut aussi traiter les éventuels litiges ou réaménagements de contrats, proposer des placements, crédits, etc. Parfois, le gestionnaire de clientèle gère aussi l'accueil au guichet.
Proche de sa clientèle
Possédant une expertise des questions bancaires, le chargé ou la chargée de clientèle aide ses clients et clientes à monter leurs dossiers de demande de crédit, à négocier des autorisations de découvert, etc. Avec la concurrence accrue des banques en ligne, il faut jouer la carte de la proximité et du service pour fidéliser la clientèle ; mais aussi répondre aussi aux demandes en ligne de ceux et celles qui ne se déplacent pas.
Élargir le portefeuille
Avec le sens commercial, le chargé ou la chargée de clientèle prospecte en permanence de nouveaux clients, dans son secteur ou sur le segment de population qui lui a été désigné. Avec persuasion, des argumentaires sont développés. Il faut aussi relancer, mettre en avant les offres promotionnelles.
Bon contact
La force du conseiller ou de la conseillère ? Sa capacité à nouer de bonnes relations avec la clientèle et à recueillir des informations personnelles. Bien connaitre le client ou la cliente (mariage, divorce, enfants ou encore projets d'achat immobilier), permet de proposer des solutions adaptées à ses besoins. Relativement autonome, le chargé ou la chargée de clientèle sait prendre des initiatives et des décisions.
Goût du défi
Répondant à des objectifs chiffrés, le conseiller ou la conseillère doit faire signer des contrats sans pour autant forcer la main et perdre la confiance de sa clientèle. Cela nécessite du savoir faire, de la pédagogie, le sens commercial et de la réactivité pour s'adapter. L'écoute et le pouvoir de conviction sont des qualités importantes.
Connaissances variées
Il faut connaitre parfaitement les produits financiers, les possibilités de la banque et suivre avec attention l'évolution des marchés. Il est parfois nécessaire d'utiliser ses connaissances juridiques ou fiscales pour être capable d'évaluer les risques liés à telle ou telle opération. En cas de doute, il est possible de prendre conseil auprès de gestionnaires de patrimoine ou d'analystes de crédit de l'établissement.
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 1867 euros brut par mois, auxquels s'ajoutent d'éventuelles primes, lorsque les objectifs commerciaux sont atteints
Intégrer le marché du travail
Un secteur en évolution
Après une baisse des recrutements liés à une restructuration du secteur (digitalisation), la demande se stabilise. A noter que les métiers de la relation client sont toujours le nerf de la guerre pour les banques : ils représentent plus de la moitié des embauches du secteur en CDI.
Plus de polyvalence et de conseil
Généralement les hommes et femmes jeunes diplômés commencent par gérer la clientèle des particuliers. La tendance est à une demande d'expertise et donc un niveau de diplôme plus élevé. Le métier évolue aussi vers plus de polyvalence : certaines banques n'assignent pas les gestionnaires clientèle à un bureau précis ni à une seule fonction. Ils ou elles peuvent aussi accueillir les clients de l'agence, qui sont cependant de moins en moins nombreux à se déplacer.
Une porte d'entrée
Avec l'expérience, les chargés et chargées de clientèle peuvent devenir chefs ou cheffes de produit marketing, gestionnaires de patrimoine, analystes de crédit. Autre possibilité : l'évolution en interne vers un poste de responsable d'antenne, de directeur ou directrice d'agence, de chargée ou chargé de mission (au siège de la banque).
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Quel niveau de formation
Selon le type de clientèle, le niveau requis varie de bac + 2 à bac + 5. Pour une clientèle de particuliers, un niveau bac + 2/3 suffit, avec une prédilection pour les formations en alternance. Pour se voir confier un portefeuille de grandes entreprises, mieux vaut viser un bac + 5 dans le secteur de la banque et de la finance.
Niveau bac + 2
BTS banque ; négociation et digitalisation relation client ; management commercial opérationnel ;
Niveau bac + 3
BUT techniques de commercialisation (TC) ; gestion des entreprises et des administrations (GEA) ; carrières juridiques (CJ)
Licence pro dans le domaine de la banque, de la finance et de l'assurance ;
Diplôme d'école de commerce
Niveau bac + 5
Master dans le domaine de la banque et de la finance ;
Diplôme d'écoles supérieures de commerce avec spécialisation en banque-finance.