CFPPM LPMA (lycée maritime) à BASTIA
patron/ne pêcheur/euse
Le patron pêcheur ou la patronne pêcheuse est responsable de l'équipage, du navire et du produit de la pêche. Son expérience lui permet de répartir les différentes activités (de pêche et organisationnelles) effectuées ensemble en pleine mer.
Chef ou cheffe de terrain
Le patron pêcheur ou la patronne pêcheuse est à la tête d'une entreprise : il ou elle gère les campagnes et les lieux de pêche, dirige la conduite de l'expédition, surveille les manœuvres et le traitement des captures. Il ou elle exerce des fonctions de capitaine sur les navires armés à la petite pêche, à la pêche côtière et à la pêche au large, ainsi que celles de second sur des navires armés à la grande pêche.
Service après pêche
Son activité consiste à choisir les lieux de pêche et organiser le travail, gérer l'équipage, l'entretien du navire et le traitement des captures. Une fois les différentes espèces capturées (thon, sole, baudroie, ou encore merlu), elles sont triées, puis vendues à la criée. Dans les halles à marée, elles sont conditionnées avant d'être mises à la disposition des grossistes. Elles seront alors transformées ou revendues directement dans les poissonneries et grandes surfaces. Quant au patron ou à la patronne de pêche, il lui repartir pêcher en mer !
Évolutions diverses
Selon ses compétences et son niveau de qualification, il ou elle sera responsable d'équipe ou bien officier ou officière en charge de la conduite du navire ou de la machine, de la pêche et du traitement des captures. Avec la formation continue, il lui est possible d'évoluer et de s'orienter vers le commerce maritime, la plaisance professionnelle ou à terre, où ses compétences sont très appréciées.
La mer est son univers
Quelle que soit la taille ou la puissance du navire, le patron ou la patronne de pêche doit posséder une solide expérience de la mer, de la pêche et de ses techniques ainsi que du commandement. Technicien ou technicienne et gestionnaire des mers, il ou elle sait prendre des décisions rapidement, et garder son sang-froid en toutes circonstances.
Le physique ne fait pas tout
Si pêcher requiert toujours une bonne résistance physique, le métier a évolué : la sécurité s'est renforcée, la navigation implique désormais l'utilisation de l'informatique et de l'électronique, et les cadres doivent avoir un certain niveau d'anglais, ainsi que des notions de gestion et de commerce. Par ailleurs - développement durable oblige -, le pêcheur ou la pêcheuse ne doit pas se contenter d'utiliser les ressources maritimes ; il doit aussi les préserver.
L'informatique au banc d'essais
Il est de plus en plus attendu de savoir gérer les nouveaux outils technologiques, en particulier l'informatique, pour mener au mieux ses activités. Les bancs de poissons sont repérés par avion ou satellite, mais certains navires disposent en plus d'équipements spécifiques de pointe pour les localiser. Commander ces navires, qui sont souvent d'authentiques usines flottantes, est un travail de haute technicité.
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 1867 euros brut par mois, variable en fonction de la quantité pêchée, de la valeur des captures, du prix de vente, du prix du carburant pour le bateau
Intégrer le marché du travail
Un milieu grand comme l'océan
La pêche maritime est un secteur économique important pour l'alimentation humaine et le développement des régions littorales. Elle manque de main-d'œuvre et recrute de plus en plus en dehors du milieu maritime traditionnel. Au total, le transport maritime, la pêche, les cultures marines et le tourisme littoral représentent aujourd'hui près de 450 000 emplois en France.
L'informatique s'invite en mer
Les progrès technologiques constants des navires demandent des techniciens et techniciennes de plus en plus qualifiés. Avec de l'expérience professionnelle et des formations complémentaires, les patrons et patronnes de pêche peuvent devenir capitaines de pêche. Ils ou elles exerceront alors des fonctions de direction et de commandement sur les grands navires qui partent pour des expéditions lointaines au Canada, au Groenland, en Afrique pour pêcher la morue, le thon ou encore certains crustacés.
En manque de relève
D'énormes quantités de poissons, crustacés, mollusques et autres algues sont débarquées chaque année par les navires français, et pourtant la pêche manque de jeunes. Du fait d'un turn-over(renouvellement du personnel) important et de nombreux départs à la retraite prévus, il se profile une pénurie de cadres.
CHÌ LIVEDDU DI FURMAZIONI
Quel niveau de formation
Les formations à la pêche sont dispensées dans les établissements publics d'enseignement maritime et dans des centres agréés par le ministère chargé de la Mer, en métropole et outre-mer. En préparant le bac pro CGEM, une période de navigation est ensuite nécessaire pour obtenir le brevet de patron de pêche. La formation continue est également très présente dans ce secteur. En effet, après de l'expérience et des formations complémentaires, le patron de pêche peut devenir capitaine de pêche.
Niveau bac
Bac pro conduite et gestion des entreprises maritimes - pêche