Univ. de Corse à CORTE
neurobiologiste
Comprendre le fonctionnement de notre cerveau, c'est le défi du ou de la neurobiologiste ! Ce ou cette scientifique cherche à rendre intelligibles les interactions des neurones, les cellules qui composent notre cerveau, et leurs milliards de connexions électriques.
Définir un protocole
Notre cerveau nous permet de percevoir et d'interpréter le monde. Spécialiste en neurosciences, le ou la neurobiologiste tente de percer ses mystères en élaborant des expérimentations et en suivant un protocole très précis pour vérifier ses hypothèses. Il ou elle réalise, par exemple, des interviews de patients ou de patientes ayant la maladie d'Alzheimer à différents stades, sur une longue durée. Ou bien, grâce au scanner et à des volontaires, il ou elle repère les changements d'activité du cerveau lors de la rencontre amoureuse, par exemple.
Analyser et remettre en question
L'étude achevée, il ou elle analyse et interprète les données recueillies. Elles ne vont pas dans le sens attendu ? Peut-être que le protocole n'a pas été correctement respecté ou que les hypothèses de départ n'étaient pas bonnes. Dans tous les cas, le ou la neurobiologiste s'appuie toujours sur ses expérimentations pour construire des modèles théoriques, servant ensuite à d'autres recherches.
Publier et former
Il ou elle rédige des articles et des rapports scientifiques, mais doit également vulgariser ses découvertes pour les rendre accessibles au plus grand nombre. Il ou elle participe enfin à la formation des futurs chercheurs ou chercheuses, enseigne à l'université et accompagne les doctorants ou les doctorantes dans la rédaction de leur thèse.
Une haute qualification scientifique
Spécialiste du cerveau, le ou la neurobiologiste doit maîtriser de vastes connaissances dans les disciplines scientifiques, comme les mathématiques. Il ou elle sait lire les examens biologiques et interpréter leurs résultats, mettre au point de nouvelles techniques d'analyse et s'adapter à l'évolution rapide des techniques de l'imagerie médicale.
De la curiosité et de la persévérance
Son travail est une quête permanente, jalonnée d'avancées et de doutes. Pour cela, il faut être méthodique, avoir un esprit d'analyse et de synthèse, sans pour autant négliger l'imagination et la curiosité.
Autonome, il ou elle met en place des protocoles expérimentaux et mène à bien ses travaux. Il ou elle sait faire preuve de patience et de persévérance car ses études peuvent s'étendre sur de longues années. Il ou elle doit faire preuve d'une grande ouverture d'esprit pour accepter les remises en question et pouvoir porter un regard critique sur son travail.
La maîtrise de l'anglais et de l'informatique
La maîtrise de l'anglais est indispensable, pour les travaux de rédaction et le partage d'informations. Un bon niveau en informatique est également requis, car il ou elle utilise quotidiennement son ordinateur pour la veille scientifique, la gestion de bases de données, la retranscription de travaux de recherche...
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 2166 euros brut par mois, pour un ingénieur de recherche 2e classe
A partir de 3308 euros brut par mois, pour un professeur d'université
Intégrer le marché du travail
Dans la recherche publique principalement
Les débouchés dans le domaine de la recherche, peu nombreux, se situent principalement à l'université, dans les hôpitaux universitaires, dans les grands organismes publics comme le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), l'Inra (Institut national de la recherche agronomique), l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale)... Le métier reste peu répandu et souvent conditionné à la réussite d'un concours pour intégrer les organismes de la recherche publique.
Après quelques années, le ou la neurobiologiste peut intégrer des postes de direction au sein des organismes de recherche publics ou des universités.
En laboratoire privé
La neurobiologie est un domaine qui peut éventuellement intéresser le secteur privé de la santé. Le ou la neurobiologiste rejoint parfois le service recherche et développement d'un organisme privé, pour le compte d'un laboratoire de l'industrie pharmaceutique, par exemple. Mais, là encore, les postes restent peu nombreux.
CHÌ LIVEDDU DI FURMAZIONI
Quel niveau de formation
L'obtention d'un doctorat est incontournable pour accéder au métier de chercheur. Il faut choisir soigneusement son sujet de thèse et trouver un laboratoire d'accueil. Une fois le diplôme obtenu, il est possible de compléter son cursus par une expérience professionnelle de post-doctorat, en France ou à l'étranger. Mission scientifique, à durée déterminée et rémunérée, le post-doctorat est recommandé car il constitue un atout lors des concours et recrutements.
Niveau bac + 8 et plus
Doctorat en neurobiologie
Diplôme d'État (DE) de docteur en médecine, suivi d'une spécialité en neurophysiologie